Association Le Petit Lecteur

Donnez nous des livres disent les enfants......

Donnez nous des ailes

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6 eme Edition du Festival du Conte d'Oran Du 12 au 16 Mars 2012

« Si Oran m'était contée »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Association Le Petit Lecteur

« Le petit lecteur » est une association pour la promotion de la lecture enfantine. Créée dans la tourmente en octobre 1993, elle part d’une préoccupation vive chez des parents, essentiellement des  mères de familles de divers horizons (universitaires, documentaliste, journalistes, enseignantes ou femmes au foyer), et qui est que « nos enfants ne lisent plus rien en dehors du manuel scolaire. Ils ne connaissent pas la lecture plaisir ».

Conscientes que ce manque à gagner est vital pour élever le niveau des enfants, développer leur sens critique, pour l’épanouissement de leur personnalité sans peur ni complexe, elles se sont attelées à la tâche sans discontinuer.
Les objectifs de l’association sont clairs :Acheminer le livre vers l’enfant où qu’il se trouve, dans tous ses lieux de vie :

l’école, le quartier, dans les lieux qui recueillent sa détresse comme les hôpitaux ou les centres pour l’enfance abandonnée.On les a d’abord appelées « les porteuses de valises », parce que sans notoriété et sans aucun moyen pour agir, elles ne disposaient que de leur profonde conviction, de la force de leur volonté et des livres de leurs propres enfants pour jeter des ponts avec le directeur de l’éducation, quelques chefs d’établissements et des enseignantes motivées.

A partir de là, elles ont fait circuler dans les établissements qui ont bien voulu leur ouvrir leurs portes, des valises de livres itinérantes, contenant environ 200 livres chacune. L’accueil des enfants la meilleure récompense à cette action.
Les distributions étaient attendues, elles se faisaient dans les classes ou même dans la cour. Il a fallu tordre le cou à certaines pratiques dont les plus courantes :

On ne donne les livres qu’aux meilleurs élèves, comme une récompense :mais non, madame, donnez le livre à tous les enfants sans exception.   Amenez-les à vous par le livre, brisez le cercle de  l’exclusion !

L’enseignant zélé croit bien faire en choisissant les lectures de ses élèves : la liberté, monsieur, c’est aussi la liberté de choisir ses lectures. Ne le saviez-vous pas ?

On oblige l’élève à faire des notes de lecture : lire en toute liberté, lire ou ne pas lire, lire tout, en diagonale, à l’envers, sans restriction aucune et sans limites. Ni récompenses ni sanctions. Lire et c‘est tout !

On ne donne pas le livre à tous leurs enfants de peur qu’ils les abîment : qu’ils les abîment monsieur le directeur, un livre abîmé est un livre lu et relu mille fois pour notre plus grand bonheur !

Quelle aventure ! Le bouche à oreille se met à fonctionner et la presse s’en mêle. Des parents font des dons de livres, on organise des rencontres pour faire l’état des lieux de la lecture et des espaces de lecture. L’université nous ouvre même ses portes et finance un séminaire sur l’édition et la lecture publique.

Il en ressort en substance que si l’enfant ne lit pas ce n’est pas par paresse ou manque d’intérêt. Le livre est tout simplement absent de son environnement

. Oran, 2ème ville d’Algérie ne dispose d’aucune bibliothèque ou espace de lecture pour les jeunes. Les livres en librairie sont en français, ils sont beaux, ils sont chers… les livres faits en Algérie sont de mauvaise qualité, peu attrayants et ne répondent pas aux normes de la littérature de jeunesse. L’édition en Algérie et particulièrement l’édition jeunesse est inexistante. Tous ces constats affinent la démarche de l’association et délimitent clairement ses axes de travail :